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Catégorie :
Blog Société
Date de création :
26.01.2008
Dernière mise à jour :
23.06.2008
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Religion

Les biens guidés

Posté le 23.06.2008 par mdai
Très certainement, Nous vous éprouverons par un peu de peur, de faim et de diminution de biens, de personnes et de fruits.
Et fais la bonne annonce aux endurants, qui disent, quand un malheur les atteint : "Certes nous sommes à Allah, et c’est à Lui que nous retournerons".
Ceux-là reçoivent des bénédictions de leur Seigneur, ainsi que la miséricorde ; et ceux-là sont les biens guidés.

Coran, Sourate 2 : La vache (Al-Baqarah)



--

La prière

Posté le 07.04.2008 par mdai
Y a-t-il un infini hors de nous ? Cet infini est-il un, immanent, permanent ; nécessairement substantiel, puisqu’il est infini, et que, si la matière lui manquait, il serait borné là, nécessairement intelligent, puisqu’il est infini, et que, si l’intelligence lui manquait, il serait fini là ? Cet infini éveille-t-il en nous l’idée d’essence, tandis que nous ne pouvons nous attribuer à nous-mêmes que l’idée d’existence ? En d’autres termes, n’est-il pas l’absolu dont nous sommes le relatif ?

En même temps qu’il y a un infini hors de nous, n’y a-t-il pas un infini en nous ? Ces deux infinis (quel pluriel effrayant !) ne se superposent-ils pas l’un à l’autre ? Le second infini n’est-il pas pour ainsi dire sous-jacent au premier ? n’en est-il pas le miroir, le reflet, l’écho, abîme concentrique à un autre abîme ? Ce second infini est-il intelligent lui aussi ? Pense-t-il ? aime-t-il ? veut-il ? Si les deux infinis sont intelligents, chacun d’eux a un principe voulant, et il y a un moi dans l’infini d’en haut comme il y a un moi dans l’infini d’en bas. Le moi d’en bas, c’est l’âme ; le moi d’en haut, c’est Dieu.

Mettre par la pensée l’infini d’en bas en contact avec l’infini d’en haut, cela s’appelle prier.

Ne retirons rien à l’esprit humain ; supprimer est mauvais. Il faut réformer et transformer. Certaines facultés de l’homme sont dirigées vers l’Inconnu ; la pensée, la rêverie, la prière. L’Inconnu est un océan. Qu’est-ce que la conscience ? C’est la boussole de l’Inconnu. Pensée, rêverie, prière, ce sont là de grands rayonnements mystérieux. Respectons-les. Où vont ces irradiations majestueuses de l’âme ? à l’ombre ; c’est-à-dire à la lumière.

Victor Hugo

Aumône

Posté le 29.03.2008 par mdai
Toutes les fois qu’un musulman plante un arbre et qu’un être humain, une bête ou un oiseau en mangent, il se voit inscrire autant d’aumônes jusqu’au jour de la Résurrection.


Le prophète Muhammad (PBSL)
Hadîth rapporté par Moslem

Bons de Trésor islamiques (article en arabe)

Posté le 26.03.2008 par mdai

Les filles voilées parlent

Posté le 21.03.2008 par mdai

Banque islamique

Posté le 18.03.2008 par mdai

La noblesse des comportements

Posté le 13.03.2008 par mdai
Je n'ai été envoyé que pour parfaire la noblesse des comportements

Le prophète Muhammad (PBSL)
Hadîth rapporté par Al-Bukhârî

La diversité

Posté le 13.03.2008 par mdai
Ô vous les Hommes ! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle, et Nous vous avons répartis en peuples et en tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. En vérité, le plus noble d'entre vous auprès de Dieu est celui dont la conscience de Dieu[la piété] est la plus profonde. Dieu est Omniscient et le Bien informé

Coran, Sourate 49 : Les appartements (Al-Hujurat)

La connaissance de Dieu

Posté le 24.02.2008 par mdai
La conception de Dieu diffère selon les individus : un philosophe ne L’envisage pas de la même manière que l’homme de la rue. Le Prophète Muhammad admirait la ferveur de la foi des gens simples, et donnait souvent l’exemple de ‘‘la foi des vieilles femmes’’, inébranlable et pleine de conviction sincère. La jolie petite histoire de l’éléphant et du groupe d’aveugles est bien connue : Ils n’avaient jamais entendu parler d’un éléphant. A son arrivée, un jour dans leur village, chacun d’eux s’approcha de l’étrange animal.

Quelqu’un parvint à mettre la main sur sa trompe, l’autre sur son oreille, un autre sur sa patte, un quatrième sur sa queue, etc. Au retour, ils échangèrent leurs impressions et chacun décrivit l’éléphant à sa façon et selon son expérience personnelle, à savoir que l’éléphant était comme une colonne courbée (trompe), comme une aile (oreille), comme une pierre polie (défenses), mince et cylindrique (queue)...Chacun avait raison mais aucun ne savait toute la vérité, laquelle était au-delà de leurs capacités perceptives.

Si nous remplaçons les aveugles de cette parabole par les chercheurs du Dieu invisible, nous pouvons facilement nous rendre compte de la véracité relative des expériences individuelles. Un certain mystique du début de l’Islam remarquait : ‘‘Il y a une vérité sur Dieu connue des hommes de la rue, une autre connue des initiés, une autre propre aux prophètes inspirés, et une autre, enfin, connue de Dieu seul.’’

Dans l’exposé donné plus haut, attribué au Prophète Muhammad, il y a assez d’élasticité pour satisfaire aux besoins des différentes catégories d’hommes, des gens instruits comme des ignorants, des intelligents comme des simples, des poètes, des artistes, des juristes, des théologiens et de tout le reste.


Muhammad Hamidullah
(Initiation à l’Islam)

Liberté et Amour

Posté le 19.02.2008 par mdai
Le Prophète est venu aux Hommes avec un Message de foi, d’éthique et d’espérance. L’Unique y rappelle à l’humanité entière Sa Présence, Ses exigences, et le Jour ultime du Retour et de la Rencontre. Il est venu avec un Message et pourtant, tout au long de sa vie, il n’a eu de cesse d’écouter les femmes, les enfants, les hommes, les esclaves, les riches, les pauvres comme les exclus. Il écoutait, accueillait, réconfortait. Elu parmi les hommes, il ne cachait ni ses fragilités ni ses doutes. Au demeurant, Dieu l’a fait douter très tôt de lui-même afin qu’il ne doutât point ensuite de son besoin de Lui, et Il lui montra la réalité de ses imperfections afin qu’il se mette en quête de Sa parfaite Grâce et demeure indulgent à l’égard de ses semblables. Il ne fut point un modèle par ses seules qualités, mais également par ses doutes, ses blessures et, parfois, ses erreurs d’appréciation que, comme nous l’avons vu, tantôt la Révélation tantôt des compagnons relevaient.

Tout, néanmoins, absolument tout dans sa vie était un instrument de renouveau et de transformation : du moindre détail aux plus grands événements qui ont jalonné son existence, l’observateur, le fidèle, le croyant, tire des enseignements et s’approche de l’essence du message et de la lumière de la foi. Le Prophète priait, méditait, se transformait et transformait le monde. Guidé par son être parce que tel était le sens du Jihâd, tel était le sens de l’injonction appelant à « promouvoir le bien et à prévenir le mal ». Sa vie était la personnification de cet enseignement.

Au cours de ce voyage d’une vie, de cette initiation offerte à chacune des étapes d’une existence vouée à l’adoration de Dieu, le cœur entre forcément en communion avec un être, un élu, qui parcourait le chemin de sa libération et de la liberté. Non point seulement la liberté de penser ou d’agir, pour laquelle il s’était d’ailleurs battu avec dignité, mais la liberté de l’être qui s’est libéré de ses attachements aux émotions superficielles, aux passions destructrices ou aux dépendances aliénante. Tous l’ont aimé, chéri et respecté, car il avait l’exigence d’une spiritualité qui lui permettait de transcender son ego, de faire don de soi et, à son tour, d’aimer sans être lié. Un amour divin sans dépendance humaine. Il était soumis et libre. Soumis dans la Paix du Divin et libre des illusions de l’humain. Il avait dit un jour à l’un de ses compagnons le secret du véritable amour des Hommes : « Eloigne-toi de [N’envie point] ce que les hommes aiment et les hommes t’aimeront », et Dieu lui avait inspiré l’autre chemin de l’Amour prolongeant cet amour : « Mon serviteur ne cesse de s’approcher de Moi par des dévotions librement décidées jusqu’à ce que Je l’aime ; et lorsque Je l’aime, je suis l’ouïe par laquelle il entend, et la vue par laquelle il voit, et la main par laquelle il saisit, et le pied avec lequel il marche ». L’Amour de Dieu offre le don de la proximité et du dépassement de soi. L’Amour qui libère et qui élève. Alors, dans l’expérience de ce rapprochement, se manifeste en l’être la présence de l’Etre, du Divin.

Il avait suivi un chemin et s’était arrêté en différents lieux : l’appel de la foi, l’exil, le retour, puis enfin le départ vers la Demeure première, le dernier Refuge. Il y avait eu une initiation et ses différentes étapes que Dieu avait accompagnées de Son amour et fait accompagner de l’amour des Hommes. Le Prophète portait un message universel, autant par cette expérience de l’amour qui traversa sa vie que par cette exigence d’une éthique qui transcendait les clivages, les appartenances et les identités recroquevillées. Il rappelait aux Hommes l’impératif d’une éthique universelle à laquelle ils devaient être loyaux d’abord au-delà de toutes appartenance partisanes. Telle était au fond la vraie liberté de l’être qui aime avec justice et qui ne se laisse pas emprisonner par ses passions raciales, nationalistes ou identitaires : son amour illuminant son sens éthique le rend bon ; son sens éthique orientant ses amours le rend libre. Profondément bon parmi les Hommes et extraordinairement libre à leur égard, telles étaient les deux qualités que tous les compagnons ont reconnues chez le dernier Prophète.

Il était l’aimé de Dieu et un exemple parmi les Hommes. Il priait, il contemplait. Il aimait, il donnait. Il servait, il transformait. Le Prophète était cette lumière qui mène à la Lumière et dans la proximité de sa vie, le croyant revient à la Source de la Vie et trouve Sa lumière, Sa chaleur et Son amour. L’Envoyé a quitté les hommes et, pour l’éternité, il leur a enseigné de ne jamais L’oublier, Lui, le Suprême Refuge, le Témoin, le Très Rapproché. Attester qu’il n’est de dieu que Dieu, c’est au fond se mettre en route vers la profonde et authentique liberté ; reconnaître Muhammed comme l’Envoyé, c’est apprendre à l’aimer en son absence et apprendre à L’aimer en Sa Présence. Aimer, et apprendre à aimer. Dieu, le Prophète, la Création et l’Humanité.


Tariq Ramadan
(Muhammad, Vie du Prophète)
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